Être bénévole avec Ferus

Bonjour à tous !

Le site internet a été quelque peu en stand-by cet été et voici l’une des raisons: J’ai eu l’opportunité d’être bénévole pendant 20 jours avec l’association Ferus. Aujourd’hui, je vous fais un petit retour sur cette expérience enrichissante.

Qu’est-ce que l’association Ferus ? Ferus, ou « sauvage » en latin, s’attache à informer et établir des actions de sensibilisation autour de la problématique du loup, de l’ours et du lynx. L’objectif est de donner une information éclairée sur ces animaux, parfois différente de celle véhiculée par les médias puisque ces derniers alimentent souvent la peur et les conflits qui culminent autour de ces animaux. En transmettant l’information et en favorisant le dialogue, Ferus espère voir prospérer le loup, l’ours et le lynx. Pour donner un coup de pouce et de punch à leurs actions, Ferus a ouvert trois programmes: Parole de Loup, Parole d’Ours et le petit nouveau Parole de Lynx. Ces trois programmes ont le même fonctionnement et le même objectif: La sensibilisation. J’ai, pour ma part, participer à Parole de Loup et nous allons donc nous attarder sur ce programme. Encore une fois, il faut garder à l’esprit que le fonctionnement est identique pour les trois programmes, il s’agira simplement de lieux et d’animaux différents.

Le programme Parole de Loup

Il faut savoir que le loup était un animal jadis chassé, ce qui a eu pour conséquence son extinction en France. En revanche, en Italie, il a été depuis longtemps protégé, la frontière française n’étant pas loin, les loups sont rapidement revenus en France. Ils n’ont pas été réintroduits ! Il est important d’en finir avec cette idée reçue. Ces loups italiens ont par la suite eu plusieurs petits tout ceci entraînant une augmentation de la population. Actuellement en France, nous avons 530 loups recensés. Il est donc moins rare de voir un loup, et c’est ce qui provoque de la peur chez bon nombre de gens. Nous n’avons plus l’habitude de côtoyer la faune sauvage et plus précisément les prédateurs, c’est donc cette perte d’habitude qui provoque de l’inquiétude. D’autant que, depuis tout petit nous avons appris à avoir peur du loup: Dans les contes, les films etc. Il est donc « normal » d’avoir une certaine inquiétude puisque celle-ci a été travaillée durant notre enfance, mais est-elle légitime ? Bon nombre de témoignages de rencontres en face à face avec le loup nous montrent le contraire: Le loup ne cherche pas la confrontation, il préfère fuir. Il y a eu bien un cas récent, où les médias ont monté en épingle le fait qu’un loup était agressif dans le camping de Bormes-Les-Mimosas. Si l’on s’attache aux faits: sur toutes les photos, le loup essaie de fuir, il n’était jamais de face. Il était donc simplement effrayé, il faut donc être vigilant quant aux informations divulguées par les médias.

Quant à l’augmentation de la population de loups, on entend souvent crier à la régulation: « Il faut réguler, il faut pas qu’il y en ait trop, il ne faut pas qu’ils empiètent notre territoire ! ». Tout d’abord, remettons les choses dans l’ordre: Qui empiète le territoire de qui ? Nous détruisons de plus en plus le lieu de vie de bon nombre d’animaux sauvages, malgré ça, ceux-ci s’adaptent et survivent, et on trouve encore le moyen de le leur reprocher ? Quant à la régulation, il faut savoir que pour qu’une population de loups soit viable on dit qu’il en faudrait 2 000, nous en sommes loin. Le loup est un animal qui fonctionne en meute: Tuer l’un de ces animaux serait prendre le risque que la meute éclate. On entend également souvent dire que le loup n’a pas de prédateur et que cela est problématique. Mais qu’en est-il du loup? En effet, le premier prédateur du loup c’est lui-même. C’est pour cela que cet animal se régule également très bien sans notre intervention. De plus, il faut savoir qu’au sein d’une portée de louveteaux, la moitié ne vont pas survivre pendant leur première année de vie: ils peuvent tomber ou se battre entre eux. Alors, l’Homme a t’il vraiment besoin d’intervenir ? On entend également souvent l’argument du « Mais un loup, ça sert à quoi ? » Gentiment, je répondrais « Et nous, on sert à quoi ? ». Il est triste que l’humain accorde de l’importance à la vie d’un être vivant relativement à son utilité, d’autant que si nous devions être cohérents nous serions certainement les premiers à devoir disparaître de cette planète. D’un point de vue davantage scientifique, je dirais simplement que le loup a un rôle de régulateur et qu’à supprimer les prédateurs il ne faudra pas se plaindre d’une recrudescence de prédatés que l’on aura vite-fait de renommer d’espèces invasives.

Avec cet avant-propos, vous avez maintenant une idée des enjeux de ce programme de bénévolat. Nous sommes donc hébergés et nourris, dans l’objectif de sensibiliser la population locale à ces enjeux. Cela peut parfois sembler fastidieux lorsque l’on est face à des anti-loups ou à des personnes ayant rencontré des problèmes avec leurs troupeaux. Toutefois, ne jamais oublier qu’on plante peut-être qu’une graine, mais qui peut germer à tout moment. Par ailleurs, il existe un programme un peu différent des trois énoncés qui s’appelle Pastoraloup, l’objectif est d’aider les éleveurs qui le souhaitent en mettant une présence humaine (le bénévole) la nuit avec le troupeau. En effet, Ferus ne dément pas que le loup peut occasionner des problèmes puisqu’il peut prélever des brebis pour se nourrir. Cependant, l’objectif du programme Parole de Loup est également d’expliquer que l’Etat finance beaucoup d’aides à 80% pour venir en aide aux éleveurs: chiens de protection, filets de protection, salaires des bergers, tirs d’effarouchements… Les éleveurs ne sont donc pas seuls face à leurs problèmes, et Ferus les accompagnent dans ce sens. Pourtant, beaucoup ne souhaitent pas changer leurs habitudes et n’acceptent pas ces aides de l’Etat: il ne faut pas alors reprocher au loup de s’attaquer à un troupeau qu’il considérera comme un buffet à volonté puisque non protégé…

Une journée type se constitue comme suit: Marché le matin dans l’objectif de recueillir les points de vue des personnes sur ces enjeux à l’aide de questionnaires et également de les informer puis prospection dans les commerces afin de déposer de la documentation en libre service. Il y a bien sûr des jours de repos prévus et même des randonnées. Attention, il s’agit donc comme expliqué d’un programme de bénévolat axé communication et sensibilisation: vous n’êtes pas en contact avec des animaux.

Si cet article t’as donné envie d’en savoir plus et de t’impliquer à ton tour, n’hésite pas à rejoindre l’équipe de Ferus !

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