Les orques – Des êtres qui évoluent culturellement

Aujourd’hui, je souhaite vous parler des orques car d’une part, il s’agit d’êtres vivants qui souffrent d’une mauvaise réputation, mais également qui sont très méconnus alors qu’ils gagnent à être connus.

Alors tout d’abord, il faut savoir qu’il s’agit de mammifères marins de la sous-espèce des cétacés à dents.

Ces animaux sont sur de nombreux territoires tels que les régions arctiques et antarctiques ainsi que les mers tropicales.

La longévité d’une orque est sensiblement la même que pour l’Homme.

Les orques se déplacent en « pod », c’est comme cela que l’on appelle un regroupement d’orques, mais on va voir plus tard qu’il s’agit de plus qu’un « regroupement ».

Plusieurs communautés d’orques

En réalité, chaque pod constitue une communauté bien distincte d’un autre. Le langage diffère entre pods ainsi que le régime alimentaire, les techniques de chasse mais aussi la durée de vie.

Il existe trois types d’orques, parmi elles:

  • Les orques résidentes, il s’agit d’orques qui reviennent à chaque période dans la même zone géographique.
  • Les orques nomades, ce sont les orques qui sont de passage.
  • Les orques offshore.

Ces trois types d’orques représentent déjà trois communautés d’orques distinctes: les orques nomades sont généralement silencieuses, elles sont en petit groupe et elles se nourrissent de gros mammifères. Les orques résidentes vivent en plus grand groupe, elles communiquent beaucoup et se nourrissent surtout de poissons. Enfin, les orques offshore sont des orques qui se déplacent en très grand groupe (jusqu’à soixante), elles communiquent également beaucoup et se rapprochent sensiblement des orques résidentes.

Tout ceci s’explique d’une façon simple: un pod est en fait une famille d’orques. Quand une orque met bas, ses petits ne la quittent jamais. C’est ainsi que chaque pod peut expérimenter son propre mode de vie. Par ailleurs, il s’agit de sociétés matriarcales.

Des individus sociaux et partageant des valeurs culturelles

Puisque chaque pod est en réalité une famille, ils expérimentent des modes de vie spécifiques.

Notamment, certaines études ont montré que c’est l’une des seule espèces, avec l’Homme, capable de transmettre des savoirs. Dans ce cadre, elles apprennent par exemple aux plus petits des techniques de chasses qui leurs sont propres.

Elles évoluent également culturellement parlant: c’est la seule espèce non-humaine qui jouit de changements culturels par communauté (ici pod donc) comme une alimentation spécifique.

Des êtres doués de sensibilité

Beaucoup de documentaires et films ont pris comme sujet l’orque. Quand certains en dressent un portrait de « killer whale » (« La baleine tueuse »), on peut tirer de précieuses informations des autres.

Dans le documentaire « Luna l’orque qui aimait les hommes », on apprend que l’orque est en réalité très curieuse envers l’Homme. Cette orque là, s’était perdue et faisait l’attraction du coin en cherchant le contact humain. Elle essayait même de reproduire le bruit du moteur des bateaux afin de rentrer en contact avec eux.

Dans le documentaire très connu « Black Fish », on constate que tout d’abord, on ne peut décemment pas enlever une orque de sa famille. Déjà, pour des raisons éthiques, mais également parce que l’orque sera incapable de communiquer avec la nouvelle famille dans laquelle on l’aura mise puisqu’elles n’auront pas le même langage ainsi que les mêmes modes de vie. De plus, s’il s’agit d’un mâle, l’intégration sera d’autant plus difficile que comme nous l’avons vu, il s’agit d’une société matriarcale. C’est également dans ce documentaire que l’on constate que les orques sont douées de sensibilité. Lorsqu’une orque est enlevée à sa famille, toute la famille va faire barrage et rester, au péril donc de leurs vies, pour tenter de sauver et réclamer leur petit. Dans ce documentaire, on entend également toute la famille pleurer le kidnapping de leur bébé.

Cela m’amène également à parler d’une naissance dans un delphinarium. Une orque avait mis bas, puis plus tard, on lui a enlevé son petit pour le transférer à un autre delphinarium. La réaction de l’orque a été sans précédent: elle a émis des sons à longue portée afin de localiser son bébé et on pouvait constater sa tristesse dans tous ses comportements.

Ainsi, une orque en captivité est tout d’abord une orque déchirée d’être enlevée à sa famille, une orque qui ne parviendra jamais à s’intégrer avec les autres orques pour des différences sociales et culturelles, mais également des orques pour lesquelles la longévité baisse sensiblement. Leur mal-être se transfère à leur corps puisque la nageoire dorsale des mâles en captivité finit généralement toujours par s’affaisser. Ainsi, on recense plusieurs attaques d’orques sur l’Homme en captivité, mais jamais dans la nature. Cela est assez compréhensible compte-tenu de tous les éléments ci-dessus.La nature sensible de l’orque s’explique par son cerveau: il est plus gros que l’homme mais également plus complexe. Elles possèdent un lobe limbique élargi (qui est dédié à la vie émotionnelle) et bien plus développé que celui de l’Homme. C’est ainsi, que compte-tenu de toutes ces informations il n’est pas éthique d’avoir encore aujourd’hui des orques en captivité: elles sont douées d’émotion et ressentent autant d’émotions que l’Homme et même davantage.

Pour aller plus loin

https://fr.wikipedia.org/wiki/Orque

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